Accéssibilité
  • DHUYS ET MORIN-EN-BRIE
  • 1814

Publié le - Mis à jour le

11 février 1814, la bataille de Montmirail

Vaincu à Leipzig en octobre 1813 et contraint à la retraite vers le Rhin, Napoléon 1er doit faire face aux 400 000 soldats des armées coalisées qui convergent vers la France alors que l’hiver arrive. Ayant rassemblé avec peine les forces armées qu’il lui reste tandis que ses maréchaux ont pour mission de tenir des places fortes pour ralentir la progression des coalisés sur les frontières, l’Empereur des Français sait qu’il est en position de faiblesse, et veut tout faire pour tenter de rétablir la situation et sauver son trône.

Les troupes russes à la bataille de Montmirail, par Mikhail Mikeschin (1857)

Pour leur faire face, les troupes sur lesquelles Napoléon 1er peut compter sont malheureusement inexpérimentées, les « Marie-Louise » – conscrits levés en 1813 – sont mal équipées bien qu’épaulées par quelques anciens des campagnes napoléoniennes qui les encadrent. Quant aux chefs de son armée, ils gardent encore foi en lui mais montrent des signes de lassitude pour certains.

Après avoir confié la régence à l’impératrice Marie-Louise, Napoléon 1er décide de prendre la tête de l’armée et par une série de manœuvres destinées à séparer l’armée de Bohème de l’armée de Silésie, commence par surprendre cette dernière à Brienne-le-Château le 29 janvier 1814 avant d’être accroché lui-même à La Rothière trois jours plus tard. Avec environ 30 000 hommes, cette guerre de mouvement est risquée et les pertes que son armée endure lors de chaque combat ne font que l’affaiblir.
 

 

Persuadés que les forces qui leur font face peuvent facilement être battues, les Russes, en ordre de bataille dans le village  de L’Epine-aux-Bois et dans les fermes voisines, décident  d’engager le combat et tentent de percer les lignes françaises qu’ils jugent faibles, Napoléon 1er ayant volontairement ordonné à la division Ricard de descendre dans la vallée du Petit Morin pour y attirer les troupes russes, tandis que lui-même resterait en réserve avec la Garde, et sa cavalerie à sa droite, pour agir sur le flan russe le moment venu.

 

La situation devient critique vers 15 heures quand les avant-gardes prussiennes de Yorck von Wartenburg surgissent à Fontenelle, au nord du champ de bataille et que les troupes russes tentent de se joindre à elles pour faire front commun. Heureusement les renforts attendus par l’Empereur finissent par poindre à l’horizon, venant de Montmirail. A peine arrivée, la 2e division d’infanterie de la Garde du général Michel conduite par le maréchal Mortier et le général Michel est engagée au nord face aux soldats prussiens et les refoulent rapidement.

Face au monument on peut observer une stèle en granit. Il s’agit du monument des Saint-Cyriens de la promotion « Montmirail », qui fut élevé en 1959 par les Saint-Cyriens de la promotion de l’école spéciale militaire de 1912-1914 à la mémoire de leurs camarades morts pour la France entre 1914 et 1955. Ce monument a été relevé en 1999 par la promotion Camerone 1962-1964 de la même école, afin que cette mémoire soit perpétuée.

Une borne pour la mémoire


Représentants de l'état et porte-drapeaux devant une borne mémorielle et un monument commémoratif avec l'inscription "1814 Montmirail Marchais"

Le 23 mai 2023, une borne du réseau Aisne Terre de Mémoire mis en place par le Département de l’Aisne a été inaugurée afin de valoriser ce monument, son histoire et celle des hommes qu’il honore.

La Route des Quatre victoires

Depuis 1984, différentes associations comme la Batterie Napoléonienne de Charly-sur-Marne, l’Association pour la Conservation des Monuments Napoléoniens, Mémoire 1814 puis les Amis du Patrimoine Napoléonien, ont constitué une route historique et touristique dédiée aux combats de 1814. Cette « Route des Quatre victoires », jalonne aujourd’hui 36 sites de Sézanne à Château-Thierry, et permet aux visiteurs de marcher sur les pas des Grognards et des Marie-Louise dans ce chemin de la mémoire napoléonienne.

 

A proximité, vous pourrez ainsi retrouver des informations historiques dans les villages suivants :

  • MONTMIRAIL : Monument des batailles des 11 et 14 février 1814 près du couvent de Montléan.
  • MARCHAIS-EN-BRIE : Colonne du hameau du Tremblay, Table plan de la bataille du 11 février 1814 près de la petite mare du Tremblay, Plaque commémorative apposée sur l'un des murs de la ferme de la Cour d'Airain et Stèle des Greneaux, située à l'entrée de la ferme du même nom.
  • COURMONT : Stèle près de la ferme et du bois du Courmont
  • L’EPINE-AUX-BOIS : Plaque commémorative devant la ferme du Château, au hameau de la Haute Epine, et Stèle située au hameau de La Meulière
  • MONTFAUCON : Stèle en bordure de la D1, au lieu-dit la Couture
  • NESLES-LA-MONTAGNE : Stèle située sur le plateau de Nesles, à l'entrée du chemin du Lumeron, et Stèle posée sur un décor en forme de Légion d'Honneur dans le village

Localisation